"If we increase the number of H-1B visas that are available to U.S. companies, employment of U.S. nationals would likely grow as well. For instance, Microsoft has found that for every H-1B hire we make, we add on average four additional employees to support them in various capacities."
Bill Gates,
Testimony before the Committee on Science and Technology, US House of Representatives,
March 12, 2008.

by Daniel T. Griswold and Pierre-Yves Dugua
02 février 2007
Februa Entretien avec le directeur du centre d'étude de la politique commerciale au Cato Institute.
LE CATO INSTITUTE est un think tank (« centre de recherche») unique àWashington : ses experts sont spécialisés dans la défense du libre-échange et de la réduction du rôle de l'État. Trés libérale, l'institution combat les idées et programmes des républicains comme des démocrates, lorsque ceux-ci cédent àla tentation protectionniste. Ce qui est de plus en plus fréquent.
LE FIGARO. - Les démocrates ont-ils les moyens de faire avancer leurs thémes protectionnistes?
Daniel GRISWOLD. - Le président Bush pourra utiliser son droit de veto pour bloquer des initiatives protectionnistes. Au Sénat, la procédure législative rend nécessaire une majorité de 60 sénateurs pour passer les lois importantes. Cela protégera l'Amérique de législations protectionnistes.
Il est théoriquement possible, mais peu probable, que le Congrés vote une version du projet de loi Shummer-Graham, qui imposerait des droits de douane de 27,5 % sur les produits chinois. Les sénateurs ont finalement compris que cette loi serait invalidée par l'OMC.
Mais on verra probablement des mesures contre la Chine. Le plus probable sera l'adoption de petits projets protectionnistes, renforçant les lois commerciales américaines contre le dumping pour mieux protéger des industries comme l'acier, le textile, voire si possible l'automobile.
En fin de compte, la rhétorique va changer, le ton va monter, mais il ne pourra pas y avoir de changement radical de la politique commerciale. Y compris en matiére de soutien àl'agriculture où les aides aux producteurs ces derniéres années ont été, hélas, votées de maniére bipartite.
Le Parti démocrate semble de moins en moins libéral en matiére commerciale...
La liste des élus démocrates fortement favorables au libre-échange se réduit àchaque élection. Le dernier accord commercial majeur voté durant l'été 2005, l'accord de libre-échange avec l'Amérique centrale, l'avait été avec seulement quinze voix démocrates àla Chambre... En 1993, prés de cent démocrates avaient voté l'accord de libre-échange nord-américain qui était trés controversé.
Au cours de la derniére décennie, le Parti démocrate est devenu plus populiste et plus protectionniste. Aujourd'hui, il n'y a plus que dix àvingt élus démocrates àla Chambre sur lesquels on peut compter pour être libre-échangistes (sur un total de 232). Au Sénat, la situation est meilleure. Traditionnellement, la Chambre haute est plus ouverte sur le monde.
Le retour des démocrates en position majoritaire dans les deux chambres du Congrés sonne-t-il le glas du cycle de Doha?
Le changement de majorité au Congrés rend trés peu probable le renouvellement de l'autorité du président américain de négocier librement des accords commerciaux (en ne donnant au Congrés que la possibilité de les accepter ou de les rejeter, mais pas celle de les amender, NDLR). Dans ces conditions, le Doha Round devient difficile ànégocier puisqu'aucun accord ne pourrait être approuvé sans cette autorité qui expire fin juin.
La derniére fois, en 2002, lorsque les républicains contrôlaient la Chambre des représentants, l'autorité du président en la matiére n'avait été renouvelée que d'une trés courte marge. Aujourd'hui, les démocrates devenus majoritaires pensent que leur réélection tient àla Ârhétorique populiste, hostile au libre-échange, qu'ils ont employée durant la campagne. Ils vont poser des conditions exigeantes au renouvellement de l'autorité de négociation du président.
Alors Doha est mort?
Je ne suis pas convaincu que les négociations puissent continuer si le Congrés ne prolonge pas l'autorité présidentielle. Cela étant, des pays comme la France ou l'Inde ne doivent pas y trouver une excuse pour ne pas négocier sérieusement.
This article appeared in the Le Figaro on February 2, 2007.
There's nothing wrong with a "Big Two"
Despite Doha collapse, free trade is marching on
Bad Trade
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